OccitaniaAjouté le 30/8/2009
Son odeur a gagné la terrasse... Ma canne est tombée par terre. Les éphémères tournoyaient dans la lumière des néons . Elle a enjambé le sas en claquant sur ses hauts talons . Elle m'a regardé . Avait-elle les yeux verts seulement comme je le croyais? Comme je l'espérais. Pour la première fois . Et mon coeur s'est enfoncé dans la moiteur de la soirée tisane, comme un suppositoire analphabète, extrait d'un congélateur en panne , semi fondant entre les senteurs d'eucalyptus, impuissants à la terrasse avec nos billets de cinq cents. Elle a ri , avant de reprendre l'Avenue vers l'Arc de Triomphe. Elle était nue sous sa robe combinaison. J'avais gagné. Elle avait marqué un temps d'arrêt. imperceptible d'accord. Devant MA table .Mais j'avais gagné. Les autres ont récupéré leur canne sous les fauteuils . Ils ont toussé. Crachoté . Pesté . Avant de piétiner vers leurs chambres glacées, sur le trottoir jonché de millions d'éphémères. L'ombre devant moi hésitait. Tags : femmes et fleurs Catégorie : Non spécifié | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |Dernieres rosesAjouté le 29/8/2009
Las darrièras flors de l'estius , las oblidadas d'un biais, las flors mòrtas tre que nascudas ... Nul amoureux per les cueillir . Les offrir à la belle aimée . Cap d'amoros per las trapar . Las porjar a la tant aimada. La Garonne coule entre les galets . Garona raja entre los codols ... Des guêpes entrent dans les briquettes , sans réfléchir . Las vispas dintran las briquetas sens se pensar . C'est la fin de l'été... Aquò's la fin de l'estiu... Tags : Fleurs Catégorie : Non spécifié | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire |reine occitanaAjouté le 28/8/2009
Ora soscaira .... heure de rêves. L'entrelus es d'argent e del cèl rajolèja. La pénombre est d'argent et du cièl jaillit Una pluèja de rais aval pel caminòl. Une pluie de rayons , en bas sur le chemin, Coma un boquet de ròsas rojas lo ser nòl. Tel un bouquet de roses , le soir embaume, L'aire s'estremesis e l'ombra beluguèja. L'air frissonne et l'ombre étincelle. Pels aubars le long de l'Alzon que cascalèja . Au long des ombrages de l'Alzon, qui cascade, flotèja m'es avist , l'ama doça d'abrial. Et flotte legère , l'ama douce d'avril Lo còr tot esmogut d'una joià que dòl Le coeur ému de ma joie douloureuse La finti fadejar d'un uèlh que nivolèja. Je la vois d'un oeil embrumé. Qu'es aquò, mal o ben que trebolis en ièu? Qu'est-ce, ce mal ou ce bien, qui frémit en moi? Tota alanguida , aqui, demorariai un brieu . Toute alanguie , là, je m'arrêterai un moment. a beure aquel bonur que l'ora me vòl meisser Pour boire à ce bonheur de l'heure présente; Tot ven parlar d'amor a mon còr afolit. Tout me parle d'amour par mon coeur affolé... Ai ausit passar , dins lo sèr linde e polit, J'ai entendu les pas , dans le soir clair et superbe. l'amic de mon jovent qu'aimi sens lo coneissser... L'ami de jeunesse que j'aime sans le connaître... Traduction de l'occitan de Ora Soscaira poësia de Julianna Fraysse dicha Calelhon. Per escotar las paraulas d'aquel poèma clicatz a drècha. sus ora soscaira Tags : Poesie Catégorie : Non spécifié | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire | |
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